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01/07/15 - 16h23

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE LE 19 MAI 2015

Entreprendre pour la France mène une opération contre les conditions opaques et scandaleuses des retraites de nos anciens Présidents de la République.

Ces derniers coûtent aux contribuables Français environ 5 millions d’euros par an. Une partie de leur « retraite » n’a jamais été, ni actée, ni même votée par le Parlement.

Conformément à nos engagements, vous trouverez ci-joint la lettre ouverte que nous adressons ce jour au Président de la République, Monsieur François Hollande.

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Objet : Lettre ouverte au Président de la République sur le Statut des anciens Présidents de la République.

 

Monsieur le Président de la République,

La fonction que vous exercez au service du peuple français est l’une des plus difficiles et exigeantes qui soit. L’actualité, dans ses multiples composantes, le rappelle quotidiennement.

La fonction Présidentielle implique aussi l’exemplarité. Cette conception du mandat public, je le sais, vous anime.

C’est donc avec la certitude de rencontrer une écoute attentive que je prends la liberté de vous interpeller au sujet du statut des anciens Présidents de la République - et de leurs conjoints.
Ce statut, fixé par la loi du 3 avril 1955 et la constitution de la Vème république, a été complété par Monsieur Laurent Fabius, alors Premier Ministre, dans un courrier discrétionnaire à Monsieur Valéry Giscard d’Estaing en date du 8 janvier 1985 octroyant des avantages en « nature » arbitraires.

Cette simple lettre fait depuis jurisprudence.

Le mouvement citoyen Entreprendre pour la France, que je préside, a récemment pointé l’anachronisme et le défaut de transparence de certaines de ces dispositions. Je pense notamment à la prise en charge par la collectivité des frais de la vie courante, tels que le loyer, la téléphonie ou encore les déplacements privés.

Je songe également à la mise à disposition permanente, au service exclusif des intéressés, hors protection policière, de neuf personnes rémunérées par l’Etat (chauffeurs, employés de maison, secrétaires dactylographes).

Enoncées voici trente ans, ces dispositions arbitraires bénéficient aujourd’hui à trois de vos prédécesseurs. A l’heure où d’importants efforts financiers sont demandés aux Français, il semble opportun de les reconsidérer et de les soumettre au Parlement.

Seriez-vous prêt à ouvrir un débat parlementaire sur la rémunération des anciens Présidents de la République et en premier lieu sur les avantages issus de la lettre discrétionnaire du 8 janvier 1985 ?

Cet acte de justice et de transparence serait accueilli très favorablement par nos concitoyens. Il le serait d’autant plus que la possibilité offerte aux anciens Présidents de la République de cumuler des revenus (dotation spécifique, rémunération du Conseil constitutionnel, activités lucratives privées…) avec les droits à la retraite ouverts par leurs fonctions électives antérieures (député, sénateur, maire…) n’est pas, non plus, sans soulever de légitimes interrogations.

Les Français accordent une importance première aux mesures d’équité et de saine gestion : ils vous sauront gré, assurément, d’avoir, dans un souci d’exemplarité, ouvert ce débat et clarifié cette question.

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération et de mon profond respect.

 

Nicolas Doucerain,

Président d’Entreprendre pour la France

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